Voyage d’étude « écologie sociale et urbaine »
Avec les étudiants de BTS Aménagement Paysager 2ème année de l'Argocampus Nîmes-Rodilhan
Immersion des étudiants au cœur de pratiques d’aménagement éco-urbain dans les villes de Haldensleben, Magdebourg et Berlin, et réflexion collective sur la notion d’écologie sociale et urbaine.
Chantier Haldensleben
A travers trois villes allemandes et dans le cadre d’un échange avec un lycée professionnel allemand et d’un financement de l’OFAJ, les étudiants français ont pu découvrir l’impact du réchauffement climatique sur la faune et la flore, mais aussi les risques d’inondation et/ ou de sécheresse de ces différents territoires ainsi que les actions menées par les acteurs de ceux-ci pour s’adapter à ce phénomène.
Haldenleben, havre de paix qui favorise la biodiversité
A Haldensleben, ville de taille moyenne assoupie derrière ses grands arbres, les étudiants ont pu observer la préservation d’un verger du XVIIIème siècle avec des variétés de pommiers datant du XIIème siècle ainsi qu’une roseraie aux trois cent espèces de roses afin de maintenir la biodiversité. Ils et elles ont participé à un éco-chantier d’aménagement paysager autour d’une maison de retraite qui favorise la récupération d’eau de pluie avec la mise en place de toits végétalisés et la récupération du trop-plein d’eau dans une mare écologique.
Magdebourg, ville verte
Magdebourg est une des villes les plus vertes d’Europe, elle se situe en ex-RDA, au bord de l’Elbe. Les étudiants ont pu faire la visite de l’éco-quartier de la Die Grune Citadelle, de Fridensreich Hundertwasser, artiste autrichien, très engagé dans l’écologie urbaine. Après enquête par petits groupes avec les étudiants allemands, ils et elles ont pu constater que cet ensemble d’immeubles colorés, aux formes arrondies et fantaisistes, accueille sur ses toits, sur ses balcons et dans les séjours de certains appartements, des arbres-locataires qui font toute la fierté de leurs habitants.
Dans le parc de Harrenkrüg, des digues protectrices ont été construites suite aux dernières inondations et la culture sur sable est encouragée pour la plantation des plantes ce qui permet à leurs racines de s’implanter plus profondément dans le sol. Les responsables du parc, prêtent aussi une attention toute particulière aux vieux arbres qui sont plus fortement impactés par le réchauffement climatique. Grâce à leur guide, les étudiants ont pu observer une chouette hulotte dans un vieil arbre.
Hundertwasser
Berlin, la ville éponge
Berlin est surnommée la ville éponge par son désir d’inviter ses habitants à récupérer l’eau de pluie de toutes les manières possibles, notamment par la végétalisation des toits. Et pour continuer à vivre dans un environnement arboré, la ville s’étend en hauteur plutôt qu’en largeur.
Surprise ! A Berlin, les étudiants ont découvert que l’architecte du Carré d’art à Nîmes, Norman Foster, était aussi l’architecte du nouveau Reichstag. Le bâtiment tout en verre, symbolise la transparence du parlement allemand vis-à-vis de ses citoyens. Les étudiants ont même pu rencontrer un assistant-parlementaire qui a répondu à toutes leurs questions sur l’écologie sociale et urbaine de la ville de Berlin.
Au Parc de Tempelhof, les étudiants ont fait la rencontre d’une animatrice de l’association Gründberlin. Grâce à elle, ils et elles ont pu découvrir la biodiversité de la prairie de Tempelhof, anciennement site d’un aéroport voulu par Adolf Hitler et qui n’a jamais été achevé. Sur ce site de plusieurs hectares, les berlinois s’adonnent à des activités de sport de plein-air, de mobilité douce, au jardinage, dans les jardins partagés de trois mètres carrés par famille et pique-niquent sur des aires de barbecues géants. Tempelhof est un écosystème à part entière qui permet à la ville de perdre entre trois et cinq degrés en été par la création de courants d’airs froids. D’autres villes allemandes réfléchissent à encourager ses courants d’airs froids en laissant en friche des sites industriels abandonnés.
Grâce à ce voyage au cœur de l’Europe et à son périple ambitieux, les étudiants, ont découvert l’enseignement par l’école du dehors, parcourant les parcs des villes en long en large et en travers. Et ils ont approfondi leurs connaissances sur l’écologie sociale et urbaine par l’observation de l’environnement et l’écoute active de leurs interlocuteurs.
Ce projet a été réalisé dans le cadre d’un EIL innovant créé à l’Agrocampus Nîmes-Rodilhan par une enseignante d’aménagement et une enseignante d’éducation socioculturelle, « Écologie Sociale et Urbaine – Voyage à travers les villes d’Europe ».
en savoir +
Les dispositifs de l’Office Franco-Allemand pour la Jeunesse pour la protection de l’environnement
https://www.ofaj.org/actualites
Partenaires et soutiens
L’OFAJ et l’Agrocampus de Nîmes-Rodilhan.
+ d’infos
Muriel Quesne, enseignante d’éducation socioculturelle muriel.quesne@educgari.fr